Dans l'atelier de Bamako, les bandes de coton sèchent au soleil. Fatoumata Coulibaly nous reçoit les mains encore marquées par la boue.

Une transmission familiale

« J'ai appris en regardant ma mère. Le bogolan, c'est d'abord une patience : il faut parfois six bains pour obtenir un noir profond. »

Je garde les gestes, mais je change l'échelle. Le motif devient un mur, une architecture.

Vers le monumental

Pour « Terres », l'artiste a réalisé vingt pièces de plus de deux mètres, assemblées comme des façades. Une manière de rendre au bogolan sa dimension collective et cérémonielle.